Changer de banque pour la planète!

L’argent, c’est le nerf de la guerre. Mine de rien, nous passons l’essentiel de notre temps à chercher à en gagner (et à le dépenser). Mais que font les banques avec notre argent? Le choix d’une banque est-il si anodin? Peut-on changer de banque facilement?

Pourquoi changer de banque ?

Suivant votre banque et votre produit bancaire, votre épargne est utilisée pour octroyer des prêts (particuliers, entreprises, Etat…) ou pour faire de la spéculation sur les marchés boursiers. En plaçant votre argent dans une banque, vous lui laissez ainsi carte blanche pour l’utiliser. Et votre empreinte carbone est directement proportionnelle à votre épargne.

Mais plutôt que de cacher vos billets sous le matelas, il existe d’autres solutions :
– placer votre argent sur des produits d’épargne durables
– investir pour des projets durables (crowdfunding, investissements, dons)
– rénover votre maison (isolation, chauffage renouvelable)
– ou encore mieux : déplacer votre argent dans une banque responsable.

Comment changer de banque?

Changer de banque est rapide, simple et gratuit. Prenez RDV avec votre nouveau banquier et il s’occupera de tout. Les tarifs sont généralement similaires d’une banque à l’autre, et toutes proposent les moyens de paiement standards (banque en ligne, CB, etc.). Pas besoin de tergiverser, agissez maintenant!

Changer de banque en France

Selon l’ONG Les Amis de la Terre, les pires banques françaises sont la BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale. Elles financent entre autres l’armement, l’énergie fossile et nucléaire, les agrocarburants, les grands barrages controversés, les mines, etc. et sont présentes dans de nombreux paradis fiscaux.

La Nef: une banque responsable

D’après l’étude des Amis de la Terre, l’établissement financier le plus « propre » est la Nef. Cette banque éthique et solidaire s’engage sur plusieurs points :

La Nef - banque alternative

– aucun placement en bourse
– aucune implantation dans les paradis fiscaux
– les prêts ne se font que pour des projets sociaux, environnementaux ou culturels
– pas de commissions, de bonus ou de stock-options
– une transparence totale avec la publication des prêts professionnels qu’elle octroie.

La Nef n’a pas encore de guichets, mais propose des livret d’épargne en ligne à condition d’être sociétaire (c’est-à-dire acheter 3 parts de 30€). En attendant qu’elle propose ses propres moyens de paiement, vous pouvez ouvrir un compte courant Nef au Crédit Coopératif, qui joue le rôle d’intermédiaire dans la période transitoire.

Changer de banque en Suisse

En Suisse, les pires banques sont UBS et Crédit Suisse. Quittez de toute urgence ces banques spéculatives au profit des banques cantonales, de la Raiffeisen ou encore mieux de la Banque Alternative Suisse.

La Banque Alternative Suisse (BAS)

La BAS mise sur la transparence dans les crédits accordés, elle ne finance pas les énergies fossiles et donne la priorité à ses valeurs éthiques.

Changer pour la banque alternative suisse BAS

L’épargne collectée est investie à long terme dans des projets et entreprises sociaux et écologiques. C’est la seule banque éthique en Suisse, et elle a connu un vrai boom après les grèves du climat en 2019. Faites partie du changement et donner meilleure conscience à votre épargne!

Mon avis sur la BAS

Pour y être passé en 2018, je ne peux que recommander cette banque. Les moyens de paiement, la banque en ligne, le conseil, sont les mêmes qu’ailleurs. Si les intérêts sont négatifs, cela représente un coût d’à peine quelques francs par an. De toute façon, les autres banques n’ont pas beaucoup mieux à offrir. N’attendez plus pour passer à la Banque alternative, ouvrez un compte sur le guichet en ligne de la BAS.

Retour au blog

couches lavables

Couches lavables: l’alternative aux Pampers

Les idées reçues sur les couches lavables sont nombreuses. Pourtant, économiquement et écologiquement, elles sont une alternative avantageuse aux Pampers. Mon expérience a révélé encore d’autres avantages.

Avantage financier

Tout d’abord, utiliser des couches lavables coûte moins cher. L’investissement de départ pour acheter un set de couches est vite rentabilisé. Comptez CHF 300.- à 500.- pour un kit complet, et même moins si vous en trouvez d’occasion. Alors qu’en 2 ans et demi, un bébé consomme 4’500 couches jetables, soit un coût moyen de CHF 2’000.-. Et ceci sans compter les lingettes que nous avons remplacé par des lingettes lavables fabriquées avec une serviette de bain. En plus, les couches lavables peuvent être réutilisées pour un 2e bébé, ou revendues facilement sur internet. Le coût de départ est donc très vite amorti.

Consommation d’eau et d’énergie

Certains prétendent qu’il serait plus énergivore de laver des couches réutilisables que de produire des couches jetables. Mon expérience montre que c’est faux. Je relève ma consommation d’eau et d’électricité chaque mois et ma consommation n’a pas augmenté à cause des couches (voir graphique). Cela est principalement dû au fait que nous lavons les couches à 40°C (plus rarement à 60°C) et que nous les séchons à l’air (nous n’avons pas de sèche-linge).

impact écologique couches lavables

Bilan écologique des couches

L’avantage en terme d’énergie grise, d’empreinte eau et d’émissions carbone est très clairement en faveur des couches lavables. Pour être fabriquée, une seule couche jetable nécessite une tasse de pétrole brut. Puis elle doit être incinérée (avec le pipi-caca) après 3 heures d’utilisation, générant toutes sortes de pollutions: dioxines, gaz à effet de serre, cendres toxiques, etc.

Bébé plus propre

Voyons les choses du bon côté: avec les couches lavables, le bébé assimile mieux la sensation de mouillé au fait d’uriner et prend conscience très tôt de ses mictions. Il cherchera donc à être plus propre plus vite. D’ailleurs, notre fille a arrêté de faire caca dans sa couche à 4 mois et demi. Dès qu’elle commence à pousser, on la tient au-dessus du pot et elle fait le reste du travail. Elle est fière d’utiliser le pot et est devenue propre (le jour) à 18 mois. Pour la dignité, la propreté du bébé, je recommande la méthode « sans couche », en complément des couches lavables.

Meilleur pour la santé de bébé

Les couches jetables contiennent des matières synthétiques qui sont en contact 24/24h avec la peau de votre bébé. Avec les couches lavables et en utilisant un liniment (qu’on fabrique en mélangeant à part égales de l’huile d’olive et de l’eau de chaux), les fesses sont moins irritées et il y a moins de risques d’allergies qu’avec des jetables.

Doit-on utiliser des couches lavables en permanence?

Évidemment non. Il faut trouver le bon compromis, mais cela vaut le coup d’essayer. Malgré quelques accidents dus à des erreurs de parents débutants, nous avons rapidement adopté ces couches lavables, tant elles sont pratiques et efficaces. Jusqu’à 18 mois, nous avons utilisé une couche jetable pour la nuit, car elles sont plus absorbantes et permettent de tenir 10 à 12h, ce qui est plus compliqué avec des couches lavables.

Quel modèle de couches lavables choisir?

C’est peut-être le plus compliqué au début quand on n’y connait rien. Il y a un choix énorme de couches, mais les modèles se divisent en 3 groupes:

g diapers
  • les tout-en-1 (TE1), moins pratique car il faut à chaque fois tout laver (surcouche et insert). Elles sèchent moins vite et sont plus encombrantes pour le bébé. Certaines ont une poche où l’on peut insérer un insert, ce qui permet de sécher moins longtemps.
  • les tout-en-2 (TE2), qui permettent de réutiliser la surcouche et de changer seulement l’insert mouillé. ​​Cette solution est meilleur marché, le séchage est plus rapide, et nécessite moins de machines. Au début, nous avons utilisé juste une surcouche étanche avec des langes classiques, à l’ancienne, en utilisant une technique de pliage toute simple.​​
  • les tout-en-3 (TE3), comme une T2, sauf que la surcouche est la poche plastique se séparent. Malgré le fait qu’elles n’existent pas en taille unique (il faut donc acheter un peu plus de surcouches), c’est celles que nous préférons (notamment les gDiapers) car elles sont plus pratiques et légères, plus faciles d’entretien et elles ne fuient pas!

​​Tous ces modèles se déclinent en marques, couleurs, styles et matériaux différents. Vous trouverez pléthore d’informations à ce sujet sur le web.

couches lavables

Le lavage des couches lavables

C’est probablement ce qui rebute le plus les parents. Étant principalement responsable de cette tâche, je n’ai jamais trouvé cela pénible ou fastidieux. Il suffit de rincer les couches sales rapidement sous l’eau froide. En cas de caca, je gratte le plus gros au-dessus des toilettes avec une cuillère, puis je frotte la couche sous le robinet avec une vieille brosse à dent. Puis on les stocke dans un seau jusqu’à ce que celui-ci soit plein, et on lance une machine à 40°C avec un programme normal (tous les 4 jours environ). Pendre les couches (au soleil, car les UV blanchissent les taches) et les plier prend seulement quelques minutes par semaine. Tout est une affaire de choix. Nous n’avons ni TV ni smartphone, ce qui nous permet d’utiliser notre temps autrement.

Conclusion

Loin d’être un truc pour bobo hippies, les couches lavables sont devenues pour nous une évidence face au gaspillage des couches jetables. Il suffit d’essayer en louant un kit d’essai. Et rien n’empêche de les utiliser seulement de temps en temps, en alternance avec les Pampers. Sachez en tout cas que vous pourrez les revendre aisément si cela ne vous convient pas. Mais vous êtes prévenu(e): essayer les couches lavables, c’est les adopter!

couches lavables

Pour louer des kits d’essai et recevoir des conseils de pro, contactez mon épouse sur stoffwindelfieber.ch

Pour en savoir plus sur le zéro déchet, participez à un de mes cours.